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Plus que quelques semaines à attendre !

Plus que quelques semaines à attendre !

La fin de l'hiver et les premières sorties des abeilles constituent souvent un moment privilégié de la saison apicole. Les apiculteurs éprouvent une profonde satisfaction et un grand soulagement de retrouver leurs protégées en pleine forme, prêtes pour des récoltes fabuleuses !

Malheureusement, cette année encore, des échos de pertes anormales de colonies se font entendre. Et comme d'habitude, toutes les hypothèses sont avancées sans que l'on puisse attribuer une cause unique à ces échecs. Plus que jamais, il convient d'être pointu dans sa manière d'agir et d'être attentif à l'environnement de son rucher. Varroa, famine, intrants apicoles,...rien ne doit être laissé au hasard !

 Dans la ruche, le couvain a repris depuis déjà un bon moment ; souvent à la mi-janvier pour l'abeille Buckfast. Cela se remarque par une détente de la grappe, de la condensation et de la chaleur perceptible sur le couvre-cadres. La rentrée des premiers rares pollens (noisetier, perce-neige, crocus,...) ne fait que renforcer cet élan positif au sein de la communauté abeille. A cet égard, il est très intéressant d'observer le trou de vol à cette époque ! L'oeil averti aura tôt fait de repérer les colonies fortes et dynamiques, ainsi que celles où le peu d'entrain questionnera sur la présence/qualité de la reine. Mais pas de précipitation ! Il faudra attendre les premières vraies rentrées de nectar avant de faire le bilan avec la visite de printemps. Dans ma region du Condroz, ce sera vers fin mars-début avril avec la floraison des saules marsaults. Patience donc !

Dès la reprise supposée de la ponte des reines, on veillera à remettre les tiroirs des fonds de ruches et éventuellement poser les isolants sous les toits ; le couvain est frileux et nécessite la présence de nombreuses abeilles pour maintenir sa température. En cas de beau temps avec des températures limites, l'isolation permettra de gagner de précieux degrés, ce qui libèrera un nombre certain de butineuses de la corvée chauffage !

Cette reprise d'activité et l'euphorie qui l'accompagne ne doit pas faire oublier que cette époque est aussi celle de tous les dangers ! En effet, la reprise de la ponte de la reine et le couvain à élever qui en découle mobilisent énormément d'énergie. La consommation des réserves de la ruche ne fait que s'accélérer au fur et à mesure du développement du nid à couvain . De quelques dizaines de grammes par semaine en début d'hiver, la consommation des réserves passe souvent à plusieurs centaines de grammes par semaine en début de printemps. Il conviendra d'estimer régulièrement le poids des ruches à cette époque, surtout si les colonies étaient « juste » lors de l'entrée en hivernage, et d'autant plus que la météo, parfois hésitante, ne permet que rarement de combler naturellement les pertes de poids. Avoir des pains de candi à disposition (ou du miel de ses propres ruches) permettra de parer à toute urgence. A noter ici aussi l'utilité d'avoir du matériel standard qui permet une comparaison directe du poids d'une ruche à l'autre.

 La fin d'hiver est aussi le moment idéal pour réviser et entretenir son matériel, planifier les achats de nouvelles ruches et ruchettes, prévoir les investissements à la miellerie,... Autant être proactif et ne pas avoir à faire de la logistique en pleine saison !;-)

Auteur : Fred l'apiculteur

Frédéric Calmant, apiculteur Liégeois depuis plus de 15 ans et récemment le plus célèbre Youtubeur apicole de Belgique

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